NOTRE DAME DU ROURE
A ce jour, aucun document ne permet de situer avec précision la date de l’édification de la Chapelle.
Jean Pagnol, dans son histoire de Valréas "tome 1 page 49", nous présente une carte qu’il a reconstituée sur les Prieurés et Eglises existants aux XI et XII°siècles : leur édification est due à l’influence des Bénédictins dans notre Région du haut Comtat et du bas Dauphiné.
Le vitrail au dessus de la porte d’entrée est une copie d’un plus ancien, voire l’original. Il représente une paire de bœufs avec leur maître, agenouillés devant un gros roure (chêne) dans le creux duquel est abritée une statue de la Madone. Ce vitrail à le mérite d’évoquer, faute de documents écrits, une savoureuse légende parvenue jusqu'à nous à travers les siècles et qui donne les raisons de la construction de ce Prieuré à cet endroit.


C.Tortel
"Un laboureur cultivait son champ bordé par une lisière de vieux chantes : toutes les fois que ses bœufs arrivaient au bout de leur sillon, près des chantes, ils s’agenouillaient : étonné le laboureur se mit a fouiller et dans l’un des chantes il trouva la statue de la Madone
Saisie de joie à la vue de cette trouvaille miraculeuse, il l’emporta dans son village. Dés la nuit suivante, la Madone  se remplaca d’elle-même au fond du vieux chante qui lui avait servi de niche. Plusieurs habitants allèrent la reprendre et la reportèrent encore dans le village. Nouvelle fuite de la Madone regagnant furtivement son asile de la forêt.
Le va-et-vient se renouvellera plus d’une fois entre la forêt et le village. Aussi fut–il décidé qu’un sanctuaire serait édifié sur le terrain même que le chêne miraculeux ombrageait de son feuillage. Cette Chapelle reçut la statue au-dessus de son autel principal qu’elle ne quitta point et pris le nom de Notre Dame du Roure".